40 ans !

Derniers jours, dernières heures même pour participer aux 40 ans du LORC !!!

On vous attend nombreux, d’autant plus que ce sera sous le soleil !!!

Au programme, tournoi de touch rugby déguisé, à 16h… tout le monde y est le ou la bienvenu-e !

Quelques rires, quelques chansons, quelques verres plus tard, on se retrouve pour un repas et un bal des années 70.

Les inscriptions seront closes vendredi soir, alors ne tardez pas !!!

Passage au vert

J’étais vêtue de noir et blanc… je suis en vert, en bleu ou en rose.

Je descendais du bus avec toutes les copines… je sors seule de ma voiture.

Nous étions 15 sur le terrain… je suis 1 pour ma mission.

J’étais encouragée par le public… on ne m’encourage plus sur le terrain.

J’avais le ballon entre les mains… je ne sors plus sans mon sifflet.

J’étais joueuse… je suis arbitre.

Cette saison, j’ai rejoint cette grande famille qu’est l’arbitrage, et plus particulièrement l’arbitrage des Flandres. Encouragée et soutenue par Damien, notre célèbre et talentueux arbitre lorcais, j’ai fait mes premiers pas dans le maniement du sifflet et des cartons, mais surtout dans les méandres des règles du rugby.

Car oui, avec 10 ans de pratique, les règles je les connaissais.

Enfin… plus ou moins. De là à les connaître toutes… à les appliquer et les faire appliquer… à analyser les situations sur le terrain, vite, très vite… à réagir dans l’instant, de manière juste et équitable… à voir toutes les fautes… mais ne siffler que celles qui sont nécessaires pour ne pas casser le jeu… à ne pas se laisser influencer par les joueurs et le public, qui tentent toutes les ruses pour infléchir les décisions arbitrales… à rester pourtant à l’écoute du jeu, des joueurs…

Bref, pas facile la vie en vert. Tout au long de cette saison, j’ai vécu plusieurs expériences : des cadets et cadettes, des juniors, des séniors femmes, des séniors hommes… du VII, du XII, du XV…

Être arbitre, c’est faire partie de la famille des arbitres, et y’en a des vraiment chouettes.

Être arbitre, c’est se mettre au service de notre sport : sans un joueur, on se débrouille et on joue, mais sans l’arbitre…

Être arbitre, c’est aborder le rugby autrement, entrer par une autre porte.

Être arbitre, c’est être physiquement au top !

Être arbitre, c’est un vrai exercice intellectuel : connaître les règles et les codes, tout voir, analyser, interpréter, réagir, siffler, expliquer, prévenir…

Être arbitre, c’est établir de bonnes relations, entre autorité et écoute, avec les joueurs et les clubs.

Être arbitre, c’est pas facile… mais c’est chouette ! ^^

Je terminerai par une petite note : mes plus grandes satisfactions ont été les retours positifs que j’ai pu avoir, que ce soit des autres arbitres, des joueurs, des entraîneurs ou des dirigeants.

Alors si vous trouvez que l’arbitre de la rencontre a été bon, dites-le lui ! Ça ne coûte pas grand chose mais c’est important.

Et si vous l’avez trouvé mauvais, dites-vous que très probablement, il le sait… et que malgré ce que vous pouvez penser, il a fait au mieux…

Et en tous les cas, ce que j’en dis maintenant moi, c’est que tout joueur de rugby qui se respecte devrait être passé au moins une fois de l’autre côté du sifflet… on ne voit plus les choses sous le même angle !!!

Fanny

Un dimanche riche en émotions

 

8h30 : Fatigue
Le réveil sonne ce dimanche 16 avril, il faut se lever car aujourd’hui c’est notre dernier déplacement mais surtout notre dernier match de la saison. Encore endormie, je prends mes affaires et direction Marquette pour prendre le bus avec les copines.

9h30 : Soulagement
Dix-sept filles dans le bus prêtent à en découdre, tout le monde est venu, pas de mauvaise surprise de dernière minute, mais plutôt une bonne une joueuse a pu se libérer à la dernière minute. Trois remplaçantes sur le banc de touche, quel luxe !

10h00 : Quiétude
Le trajet est long pour aller jusqu’à Evreux. Tout le monde dort dans le bus. Je rêve que je marque l’essai de la victoire, mais cela ne restera qu’un rêve.

12H30 : Impatience
Nous ne sommes toujours pas arrivées, le temps commence à paraître long, je suis impatiente d’arriver et de chausser les crampons. Chacune essaie de s’occuper comme elle peut. Certaines jouent aux cartes, d’autres se font des tresses ou se remémorent leurs péripéties lors de leur dernière soirée.

13H45 : Effervescence
Nous arrivons enfin. Direction le vestiaire, il ne va pas falloir traîner. Je commence à me préparer, brassière, sous-short, protec, short, chaussettes… Ouf je n’ai rien oublié, mais tout le monde ne peux pas en dire autant. A ma droite, on recherche des chaussettes, à ma gauche, on n’a pas de sous-short, d’autres sont dépités parce qu’elles ont oublié leur culotte de match porte bonheur : celle qui fait gagner et qui ne rentre pas trop dans les fesses.

14h10 : Détermination
Distribution des maillots, le silence s’installe peu à peu dans le vestiaire. C’est au capitaine de prendre la parole, ces mots me donnent la chair de poule. Aujourd’hui dernier match de la saison, dernier match avec cette équipe et dernier match de leur carrière pour certaines filles.
J’ai le cœur serré, les larmes me montent, mais ce sont des larmes de rage, je ne veux pas décevoir mes coéquipières aujourd’hui. Je veux que nous finissions la saison en beauté, il va falloir tout donner.

 

15h00 : Tension
L’arbitre siffle le coup d’envoi, comme à chaque début de match, je sens le stresse qui monte en moi, j’attends le premier plaquage celui qui me fait tout oublier et me donne envie de me jeter à corps perdu dans la bataille.
Les premières minutes sont difficiles, les ébroicïennes sont dans notre camp, on résiste et on enchaîne plaquages sur plaquages. L’entame de match est difficile, je suis déjà presque oxy et ça fait à peine 15 minutes que nous jouons. Mais nos efforts de début de match payent et nous récupérons la possession.

 

15h20 : Une joie de courte durée
Temps fort pour les Zabeilles, nous approchons dangereusement de la ligne adverse. Nous patientons, nous formons des blocs d’avants et à force de faire travailler notre ligne nous réussissons à percer et à aplatir derrière l’en-but.

On est folle de joie mais soudain je me rends compte que je n’ai pas entendu de coup de sifflet. Une ébroicïenne aurait glissé sa main sous le ballon. L’arbitre ne valide pas l’essai.

 

15h40 : Désarroi
C’est la mi-temps. Après notre essai non accordé, il y a eu un relâchement général, nous avons encaissé trois essais. On ne peut pas finir la saison comme ça, il faut se remotiver et retourner au combat. Le coach et le capitaine essaient de trouver des mots forts pour nous redonner de la hargne.

 

16h00 : Incompréhension
Malgré, le discours et les directives de la mi-temps, nous n’avons pas réussi à reprendre le dessus et encaissons deux essais de plus.
Nous ne comprenons pas, nous n’arrivons pas à poser notre jeu, nous essayons de trouver ce qui ne va pas, quel changement pourrions-nous faire pour réussir à percer la ligne adverse.
Mais pas le temps de réfléchir à tout ça, il faut se concentrer et faire avec les moyens du jours.

 

16h10 : Orgueil
Malgré le score adverse élevé, certaines d’entre nous font preuve d’un dernier sursaut d’orgueil et permettent à l’équipe de marquer deux essais, aplatis respectivement par Marilou et MC.
Quelle fierté de jouer dans une équipe où l’on se bat jusqu’au bout.

 

16h20 : Déception
L’arbitre siffle la fin du match, en dépit de nos efforts de fin de match le score reste assez tranché : 34-14.
Je sens une grande déception au sein de l’équipe mais il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui nos adversaires se battaient pour une qualification pour les phases finales. Bravo à elle.

 

16h25 : Séquence émotion
Pour conclure la saison, petit discours très touchant de la part d’Odette, nous remerciant pour cette saison et souhaitant plein de bonnes choses aux filles qui vont nous quitter.
Les larmes de déception laissent place à des larmes remplies de nostalgie, des bons moments qu’on n’a pu passer ensemble cette saison et les précédentes.

 

17h30 : Le calme avant la tempête
Toutes propres et le ventre rempli, direction le bus. Il va falloir patienter encore un peu d’être sorti de la ville pour pouvoir déguster le mojito et le sexe on the beach ( Merci à Eric, Chamallow et Marilou pour ces breuvages)

 

18h30 : Bonheur et décontraction
Musique à fond, verres pleins, chips trempées dans le guacamole, on est au top !
Tout ces sourires dans le bus font plaisir à voir! Il y a une ambiance de folie dans le bus. Pour leur dernier déplacement, les Zabeilles sont déchaînées !
Petit bizutage des supportrices footballeuses. Quelque chose me dit qu’elles n’oublierons pas ce déplacement. Mais, nous n’en dirons pas plus 😉

 

23h00 : Y a trop de love
Direction le Scot pour finir la soirée et cette fin de soirée sera sous le signe de l’amour.
Petite annonce de fiançailles, nous leurs souhaitons plein de bonheur.

 

Merci aux filles qui se sont données encore une fois sur le terrain aujourd’hui

Merci à la soigneuse ( et à toutes celles qui on occupé ce poste cette saison)

Merci aux blessées et aux supportrices

Merci à Didou, notre super chauffeur

Merci aux coachs et à l’équipe dirigeante

Merci au LORC et aux volontaires qui font tourner ce club

Merci à tous pour cette saison et bon vent aux Z’abeilles qui vont prendre une autre direction l’année prochaine <3

Dernier match à domicile : une belle défaite

Samedi 2 avril, 9h30, le réveil sonne. Il faut se lever pour aller affronter Soisy-Montmorency. Ce matin, c’est difficile. Aveuglée par un soleil très lumineux et très chaud qui se lève paisiblement, j’ai la tête dans un étau mais le corps prêt au combat. Mais bon, je me dis qu’au moins, on ne sera pas pleines de boue après le match mais pleines de coups de soleil.

On joue encore une équipe haute dans le classement. Je me demande si elles ont changé leur plan de jeu depuis le dernier match. Font-elles vivre et virevolter le ballon à toute vitesse ? Sont-elles techniciennes, puissantes ou sprinteuses ?! Un match difficile arrive, c’est le dernier match à domicile de la saison voire le dernier de leur carrière rugbystique pour certaines… Je sais que je dois rester moi-même et prendre le dessus sur le contexte. C’est peut-être ça, le manque d’expérience. Pendant que l’on mange toutes ensembles au club, je suis perdue entre toutes ces pensées. Après tout, on a le mental et on l’a déjà prouvé. Il s’y passe beaucoup de chose et en même temps rien à la fois, je n’y suis pas. Besoin de voir les filles pour me mettre dans mon match. Non, ce ne sera pas « un jour sans », on n’est pas comme ça nous les zabeilles.

Je vois bien que je ne suis pas la seule qui ait le regard perdu vers l’horizon et ça a quelque chose de rassurant. Mais on va s’y mettre, toutes ensembles. Petit Molky entre copines pour se déstresser avant de rentrer dans le match. A 12H30 on rentre dans les vestiaires ; je prends doucement la mesure du match du jour. On se prépare dans le calme, l’ambiance est presque lourde. Le calme avant la tempête ? Peut-être bien. Ça sent l’arnica à plein nez. J’ai parfois l’impression d’être dans un vestiaire de boxe avant un combat. En fin de compte nous aussi on va au combat, mais toutes ensembles, c’est ça la beauté de notre sport. Notre capitaine galvanise ses troupes par un discours dont elle a le secret,je sors doucement de mon pseudo coma.

Vers 13h00, on part à l’échauffement. Les ballons m’échappent, je ne trouve pas mes appuis, je suis lente et gauche, à la recherche de bonnes sensations. Petits exercices d’affrontement pour finir l’échauffement. Numéros pairs à gauche et impairs à droite et on se rentre dedans. Tous ces contacts me font sortir de moi, je suis prête pour l’affrontement

13h28 : A 2 minutes du Coup d’envoi. J’observe nos adversaires, elles nous offrent une jolie panoplie de gabarits. Il va falloir être sur tous les fronts. Lors de cette première mi-temps, nous ne sommes pas totalement dans notre match, nous avons trouvé une équipe qui comme nous aime jouer avec ses avants et qui prend le dessus lors de mauls. Nous nous retrouvons contrées dans notre spécialité. Fin de première mi-temps 12-0

Au fond de moi, je bouillonne : elles ne sont pas imprenables. On a les armes pour lutter à n’en pas douter. Je vois les z’abeilles qui, assommées, perdent leur sang froid. Réveillez-vous les filles !’On peut le faire, il faut se battre sur chaque plaquage. On va y retourner avec plus de mordant et on va montrer à tout le monde y compris à nous-même qui on est. Notre coach et notre capitaine nous parlent, ils nous motivent. Il faut réveiller les guerrières qui sommeillent en nous.

L’équipe se remet dans son match. Les filles plaquent, plaquent, et replaquent. On ne lâche rien, on y va. Aussitôt un genou à terre, on se relève pour replaquer. Voilà ! C’est ça l’esprit d’équipe, c’est ça qu’on cherche dans le rugby. Ca y est, on a repris nos esprits, on a retrouvé nos qualités, allez les zabeilles ! Nos efforts payent, ce qui permet à Marilou d’aller aplatir derrière la ligne d’essais.
Essai transformé 12 -7

On continue à se battre mais au bout du compte, victoire de Soisy-Montmorency 17 -7. C’est toujours dur de perdre, forcément surtout à domicile. Mais on a montré malgré tout qu’on ne lâchait rien et qu’on avait bien progressé depuis le match aller. On a traversé une première mi-temps compliquée, tant pis, ça fait partie du sport. On a montré qu’on avait un mental et un cœur « gros comme ça ». 4

Faire preuve d’abnégation, se soutenir, et faire la fête après le match, c’est ça être une abeille !

Gratuité des licences (école de rugby, U16, féminines U18)

Info de la FFR :

« Lors de sa réunion du 17 mars 2017, le Comité directeur de la F.F.R. a décidé qu’à compter du lundi 27 mars 2017 et jusqu’à la fin de la saison en cours, les licences (cotisations et assurances individuelles) pour les catégories « Ecoles de rugby » (de U6 à U14), la catégorie féminine U15, la catégorie U16 et la catégorie féminine U18 seront délivrées gratuitement. »

Alors n’hésitez pas !!!

Jour de fête à Bailleul

En ce dimanche 12 mars, sous un beau soleil printanier, c’était comme un parfum de phases finales qui flottait dans l’air.
La tablée de nos supporters, la partie de pétanque, tout était réuni avant le coup de sifflet d’entame du match de la une pour nous laisser espérer une belle après-midi.
Nos hôtes de Bailleul, qui inauguraient en ce dimanche leur superbe club house, finiront l’après-midi avec les boules (pas celles de pétanque).

En première période, nos joueurs motivés à qui mieux-mieux allaient donner du fil à retordre à nos adversaires.
Après une pénalité de Thibault 0 à 3, les bailleulois buteront sur une défense de fer, prise en défaut en une unique occasion en fin de mi-temps… 7 à 3 pour nos adversaires, mais des certitudes sur l’état d’esprit des nôtres.
(Quelques coups de sifflets « bizarres » nous laisseront tout de même perplexes)
À la reprise, bien vite, nous revenons au score 7 à 6. Mais vers la 60ème minute, nos hôtes marquèrent en coin suite à un maul dévastateur : 12 à 6.Il reste alors 20 minutes à jouer, et le LORC n’allait plus quitter le camp adverse. Malgré 3 penaltouches mal négociées, sur une longue et belle séquence de jeu, Lucas applatissait en terre promise. La transformation nécessaire à la victoire réussie par Thibault (excellent dans son jeu au pied ce dimanche) portait le score à 12 à 13 en notre faveur. 3 minutes à jouer encore… et bien des satisfactions au coup de sifflet final.
C’est la victoire de tout un groupe : titulaires, remplaçants, réservistes, joueurs blessés
Merci à vous pour ce bon moment passé dans les Flandres.
Merci à la présidence et à la trésorière pour le verre d’après match…
Dimanche nous nous déplacerons à St Amand avec le même état d’esprit de ne rien lâcher et de ne faire en aucune façon le moindre cadeau à qui que ce soit.

Adishatz
Pierre

Et comme on le dit dorénavant à Bailleul :
Si on reçoit le LORC en un jour de fête
Nous finirons le match la mine défaite

Jour de Carnaval à Marquette…

Ce dimanche 26 février, jour de carnaval, nous recevions l’équipe de Bailleul.
Si certains  de nos adversaires arrivèrent grimés ou masqués, bien vite leurs costumes de carnavaleux restèrent aux vestiaires pour être remplacés par leurs tenues de rugbymen qui, finalement, leur vont aussi bien.

 

D’entrée de match, les visiteurs mettent la main sur le ballon et, avec le soutien d’Eole, occupent notre camp. Un premier essai suivi d’une pénalité amènent le score à 0 à 8 à la pause.
Au changement de camp, nous arrivons enfin à jouer chez eux. Malheureusement, malgré plusieurs  penal-touches (plutôt mal négociées) nous ne parvenons pas à scorer.  Nos adversaires arrivent à ressortir… Avec une fin de match facilitée par un carton rouge (2 jaunes sur le même match ) et la blessure de Mehdi, le bonus offensif  tombera dans leur escarcelle : score final 0 à 18.

 

Si ce dimanche nous sommes plutôt dans le dur, nous devons continuer à faire honneur à nos couleurs.
Notre coach ne laissera rien tomber (merci Guillaume), nous comptons sur les joueurs pour en faire autant.

 

Quant à la B, ils nous firent le plaisir d’une victoire étriquée  mais méritée sur le score de 34 à 31.

 

Dimanche nous recevons l’équipe de Saint-Amand, qui viendra chercher chez nous leur éventuelle qualification : un match difficile nous attend.
Aussi, amis supporters, venez nous soutenir : nous avons besoin  de vous.

 

Adichatz
Pierre

 

Et  comme  on le dit dorénavant à Bailleul :
si tu joues au rugby jour de carnaval,
à Marquette ce n’est pas à la baballe.

1) Arriver 2) Bagarrer 3) Chanter !

Ce dimanche 21 février, la ruche se déplaçait en terres clermontoises, n’en déplaise à Eric, pour le match retour contre l’entente ABC (Amiens-Beauvais-Clermont).

Le score du match aller n’étant toujours pas digéré (33-0 contre nous), nous avions envie d’en découdre et surtout de montrer ce dont nous étions capables. Nous n’avions rien à perdre, tout à y gagner. La détermination se lisait dans tous les regards avant le coup d’envoi, donné par Alison.

Les petites z’abeilles se mettent en confiance dès les premières secondes avec une belle entame de match : une défense bien organisée et des plaquages agressifs.

Bien que l’équipe adverse nous impose un rythme de jeu rapide, nous arrivons à avancer sur des mauls bien organisés et parvenons à aller jouer chez elles. Mais dès qu’elles remettent la main sur le ballon, les Amiénoises sont plus dangereuses : elles ouvrent le score à la 20ème minute par un essai non transformé (5-0).

Dix minutes plus tard, un plaquage à retardement dans notre camp nous vaut une pénalité que la botteuse passe entre les poteaux (8-0).

Juste avant la pause, sur une erreur de placement de notre troisième rideau dans nos 40 mètres, nous laissons échapper le ballon et la 14 adverse nous prend de vitesse et va aplatir. Cet essai est transformé (15-0).

Malgré l’écart au score qui grandit, nous avons toujours cette envie d’aller au combat et nous sommes portées par les supportrices (blessées ou anciennes joueuses) venues en nombre donner de la voix sur le bord du terrain. Certaines se sont donné du mal pour nous encourager et nous galvaniser ! Mais, telle la recette de la potion magique des Gaulois, les mots qui nous poussent à nous surpasser ne peuvent être révélés ici.

Revenons au match. A la 50ème minute, les Picardes nous débordent sur l’extérieur grâce à leur arrière qui s’intègre toujours dans la ligne de ¾ et leur permet de marquer l’essai du bonus offensif (20-0).

Pendant les trente dernières minutes, nous avons bien résisté et avons réussi à construire notre jeu. Malheureusement, nous n’avons pas su concrétiser sur les temps forts, malgré l’occupation de leur terrain 75% du match, et l’arbitre nous renvoie aux vestiaires sur le score de 20 à 0.

Déçues de ne pas avoir marqué de points, nous sommes néanmoins fières de ne pas avoir baissé les bras. Nous avons montré énormément d’envie, et une très bonne défense malgré de petites erreurs qui nous coûtent la défaite. Nous savons ce que nous avons à travailler et nous nous y emploierons dès notre retour à Marquette.

Mais en attendant, place à la 3ème mi-temps, la dernière dans le bus pour cette saison. Et on commence les festivités par l’élection de la boulette d’or ! Pour cette première édition, les nominées sont : Natacha pour ses envolées lyriques sur le bord du terrain, Lulu pour ses acrobaties en sortie de douche, Cécile pour un léger manque de concentration en tant que juge de touche et Marion pour un en-avant qu’elle a tenté de dissimuler sous un maul ayant déjà parcouru au-moins 40 mètres. Et c’est cette dernière qui remporte le titre ! Nous la félicitons et le remercions une nouvelle fois pour avoir fait la route depuis Angers pour nous prêter main forte.

Prochain rendez-vous le dimanche 28 février, 15h, à Marquette cette fois, où nous recevrons Evreux pour prendre notre revanche de ce match aller en effectif incomplet !

Défaite à Flesselles… non sans courage !

Après 3 dimanches remis et pratiquement 2 mois sans jouer, nous retrouvons enfin la couleur du pré, plutôt couleur boue ce dimanche 5 février d’ailleurs. Toute la pluie tombée avant et pendant le match sur l’amienois a transformé le stade champêtre de Flesselles en bain de boue que ne renieraient pas certaines stations thermales.

Difficile dans ces conditions de mettre en place un rugby cohérent et efficace, surtout quand la conquête fait défaut. Une mêlée en souffrance, des touches imprécises… malgré un courage et une solidarité à toute épreuve, nous sommes menés 8 à 0 à la mi-temps.

Dès la reprise, nous aurons bien du mal à endiguer les assauts répétés de nos adversaires, à la recherche du bonus offensif. Celui-ci tombera dans leur escarcelle vers la 65eme minute. Les dix dernières minutes gonfleront de façon inexorable le score : 37-0 au final.

Si le score est impitoyable, je peux vous assurer qu’au vu des 60 premières minutes il est sévère, voire très sévère. Merci aux joueurs d’avoir essayé d’envoyer du jeu, avec les conditions du jour ce n’était pas facile, et parfois on se brûle les ailes……

Quant à la B, eux aussi ont fait preuve de courage : défaite 19 à 5, mais sûrement face à la meilleure équipe réserve de la poule… quelques satisfecits tout de même.

A vos agendas : mise à jour du calendrier, le 26 février nous recevrons l’équipe de Bailleul, qui reste sur une belle victoire contre Valenciennes 22 à 5… alors n’hésitez pas à venir nous encourager !!!

Adishatz
Pierre

Et comme on le dit dorénavant à Flesselles :
Quand nos adversaires ambitionnent un beau rugby à Flesselles
Alors la victoire pour eux s’en ira à tire d’ailes.

L'ovale Rugby Club Marquettois, lille et métropole